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2017-2018
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INTERVIEW N°63 ANAIS IMBERT (Gardienne U14)
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INTERVIEW N°63 ANAIS IMBERT (Gardienne U14)

Publié le 15 mai 2018 par

INTERVIEW N°63  ANAIS IMBERT  (Gardienne U14)

Adorable jeune gardienne de but, Anaïs Imbert nous vient droit d’une rive de l’Auxance. Elle a préféré jouer à Poitiers 3 Cités, plutôt qu’à Migné-Auxances. Car si Anaïs ne réside qu’à quelques bornes du Futuroscope, elle a estimé que son futur footballistique se trouvait dans le quartier des Trois Cités. Lorsque la petite Anaïs avait signé sa première licence dans ce club, célèbre surtout par son école de foot féminine, elle prenait ses marques. Laure Barbier l’a initié et marqué de son empreinte, lors de son passage au club en tant qu’éducatrice et joueuse. Ensuite d’autres ont pris le relai, notamment Nadège Raboisson l’ayant suivie en U13 et qui continue de la façonner cette saison dans le groupe U14-U17. Anaïs est une fille joviale et enthousiaste qui ne force pas son sourire. Elle a déjà un sacré caractère et on entend sa voix pour replacer ses défenseures. Certes «cool» la gamine, mais il ne faut pas lui marcher sur les pieds. On découvrirait alors son humeur des mauvais jours. Je l’ai vraiment constaté le samedi 9 Décembre dernier où les U14-17 de Migné-Auxances ont battu leurs homologues de Poitiers 3 Cités. Malgré la déception d’une défaite, j’ai cru lire dans le regard de la fille, une farouche détermination de mieux faire, de se surpasser et de réussir. Ce n’est pas sans raison qu’elle assiste à quelques séances d’entraînements de seniors, à l’école de Simon Hérault l’entraîneur des gardiennes. Si Karen Lhommedet (gardienne des Féminines 1) n’a pas encore à se faire des soucis, Anaïs Imbert pointe déjà son bout de nez et semble n’avoir qu’une idée dans la tête : supplanter la «grande sœur». Il lui faudra alors bosser dur et souffrir, condition sine qua non pour être à la hauteur. Hormis les projections futuristes de la gamine, et pour le peu que j’ai vu d’elle, Anaïs m’a déjà un peu régalé de ses plongeons reptiliens et de ses parades. J’ai le fâcheux défaut de m’enflammer très vite du talent d’une joueuse ou d’un joueur. Pourtant, j’affirme que la gamine a de l’allure et peut nous réserver des surprises. Son enthousiasme et sa bonne humeur m’aidant, je n’ai pas hésité d’approcher Anaïs et de lui proposer cet entretien. Vous allez donc découvrir une jeune gardienne que je considère comme espoir de Poitiers 3 Cités au féminin.

         Gaspard (Gaspard Ntsika) : Anaïs, merci d’avoir enfin accepté de me rencontrer. Car cela fait longtemps que j’ai attendu cet entretien. T’ayant suivi depuis quelque temps, l’envie m’a pris de te mettre à la vitrine. D’abord avant de bien te connaître, dis-moi où et quand tu es née.

         Anaïs (Anaïs Imbert) : Au CHU de Poitiers le 2 Mars 2004.

Gaspard : Tu as un regard franc et pas du tout fuyant. Et j’ai l’impression que tu n’as pas froid aux yeux. Est-ce qu’il t-arrive d’être intimidée par des personnes ?

         Anaïs : Oui, parfois par Nadège, des professeurs au collège et d’autres personnes.

Gaspard : De plus, tu souris et ris facilement. Mais je t’ai déjà vue le visage fermé. Alors Anaïs, es-tu une fille coléreuse ?

         Anaïs : Oui, je suis coléreuse surtout lorsque je perds un match. Mais je ne me mets pas tout le temps en colère.

Gaspard : En préparant cette interview, tu m’as dit habiter à Migné-Auxances. Mais pourquoi es-tu venue jouer à Poitiers 3 Cités et non près de chez toi, par exemple à Migné, Avanton, Vendeuvre, Jaunay-Clan ou Chasseneuil ?

         Anaïs : C’est parce que c’est le meilleur club féminin qui a une bonne école de foot féminine. De toutes les façons, il n’y a pas d’école de foot féminine à Migné, ni à côté.

Gaspard : A quel âge as-tu commencé de pratiquer le foot en club ? C’était où ?

Anaïs : A l’âge de 11 ans à Poitiers 3 Cités.

Gaspard : Raconte-moi comment t’est venue l’idée de jouer au foot. C’était à la cour de récréation ou dans le jardin ? Quelqu’un t’a influencée pour jouer ?

Anaïs : Je jouais toute petite chez ma grand-mère avec mes frères, dans la cour ou sur un terrain à côté. C’est peut-être mes frères qui m’ont donné envie de faire du foot. Surtout un frère (décédé) qui était gardien de but.

Gaspard : Tu as signé ta première licence au club des Trois Cités. Est-ce que tu te rappelles de tes éducatrices ou éducateurs de foot ?

Anaïs : Oui, la première saison c’est Laure (Barbier), puis on a eu Marine (Rubio), ensuite Nadège (Raboisson).

Gaspard : Je t’ai toujours vue jouer en tant que gardienne de but. Est-ce que tu as joué à d’autres postes ?

Anaïs : J’ai déjà joué défenseure, cela fait longtemps. Mais je n’aime pas ce poste.

Gaspard : La saison passée, tu as été dans le groupe U10-U13 suivi par Nadège. Vous avez réalisé un exploit en participant à la phase finale de votre catégorie au Rassemblement National de Cap Breton. Un an après, quels souvenirs tu gardes de ce séjour ?

Anaïs : Que de bons souvenirs. On avait une belle équipe et on était solidaire, même si on a perdu. Il y’avait une belle ambiance. C’est un souvenir qui restera dans ma vie.

Gaspard : Cette saison, tu es la gardienne U14 des U14-U17. Est-ce que tu rencontres des problèmes particuliers liés à l’écart d’âge ? Parce que entre une fille de 14 ans et une autre de 17 ans, il y’a quand même une différence au niveau physique.

Anaïs : Oui, une grande différence. Quand on voit les 17 ans c’est parfois des filles carrées.

Gaspard : As-tu déjà fait partie de la sélection de la Vienne ? Sinon espères-tu l’être un jour ?

Anaïs : J’ai été dans la sélection des U13 la saison passée. Mais je n’ai pas joué de match avec eux.

Gaspard : Je te vois parfois t’entraîner en spécifique gardienne de but avec Karen Lhommedet sous la direction de Simon Hérault. C’est lui qui t’a proposé de le faire ou c’est venu de toi-même ?

Anaïs : C’est Nadège qui me l’a proposé, et Simon a accepté.

Gaspard : Selon toi, quels sont les points où tu sembles la moins forte en tant que gardienne de but ? La saisie de balle, le plongeon, le jeu aérien ou quoi d’autre ?

Anaïs : C’est surtout le jeu aérien et le plongeon. (Gaspard a chambré Anaïs du lob subi lors du match de tout à l’heure contre St-Pantaleon).

Gaspard : Est-ce que tu parles beaucoup pour replacer tes défenseures ? Sinon tu laisses cette tache à ton coach ?

Anaïs : J’arrive à bien les replacer. Par exemple pour faire un mur lors du coup franc. Mais elles ne suivent pas toujours. C’est Nadège qui est obligée de leur parler.

Gaspard : Anaïs, depuis la saison passée, j’ai constaté que tu as fait des progrès. Dans ta tête quelles sont actuellement tes ambitions ? Etre la meilleure gardienne que Poitiers 3 Cités n’ait connue ?

Anaïs : Oui je voudrais être la meilleure avec mon équipe, pour être connue et reconnue.

Gaspard : Est-ce qu’il t’arrive d’aller voir les matchs des seniors féminines ? Si oui, quelles sont les joueuses du club que tu admires le plus ?

Anaïs : Non, je ne peux pas venir. Mais je les vois parfois aux entraînements. Je connais bien certaines joueuses, comme Florine (Tréton), Djenaba (Camara), Marine (Rubio), Karen (Lhommedet), Carole (Flageul) et bien sûr Nadège (Gaspard lui fait remarquer que si elle venait aux matchs, elle découvrirait aussi Fiona, Adeline, Carine, Célie, Orane, Tiphaine, Cyndie, Imane, Mathylde et bien d’autres).

Gaspard : Et concernant l’équipe de France féminine, quelle est ta joueuse préférée ?

Anaïs : Je ne connais pas les joueuses. Je ne regarde que les matchs des garçons. J’aime Griesman, Pogba, Thauvin et Lucas.

Gaspard : Le samedi 9 Décembre de cette saison, j’ai assisté à votre match contre Migné-Auxances au stade Gaboreau, et vous avez perdu. Qu’est ce que cela t’a fait de perdre contre l’équipe du coin où tu habites ? T’ont-elles chambrée là-bas à Migné ?

Anaïs : C’est que j’avais été très déçue. Une copine de Migné m’a effectivement chambrée au point de me mettre en colère.

Gaspard : Au niveau scolaire, quel établissement fréquentes-tu aujourd’hui ? Tu es en quelle classe ?

Anaïs : Je suis au collège Ronsard en 5è. Je suis venue là parce qu’il y’a une section foot pour les filles.

Gaspard : Tu es jeune, mais as-tu déjà une idée du métier que tu feras plus tard après tes études ?

Anaïs : Oui, je voudrais être Vétérinaire. Je souhaiterais aussi être joueuse professionnelle.

Gaspard : Hier après tes entraînements j’ai découvert ton frère que j’ai cru reconnaître. As-tu d’autres frères et des sœurs ? Est-ce qu’ils  pratiquent le foot comme toi ?

Anaïs : J’ai deux frères et deux sœurs. Je suis la dernière. Ma grande sœur faisait de l’équitation. Mon grand frère que tu as vu fait du karaté et a joué au foot à l’AS PTT. Le second frère (décédé) a joué au foot en tant que gardien de but. Et l’autre grande sœur (plus jeune) a fait du basket.

Gaspard : Pour aller de Migné aux Trois Cités, je suppose que ce sont tes parents sinon ton frère qui t’amènent. Est-ce qu’ils restent te voir jouer et sont-ils passionnés par le foot ?

Anaïs : Ma mère me dépose et reste parfois si elle n’est pas occupée. Mon frère aussi. Ils aiment me regarder jouer.

Gaspard : En dehors du foot, est-ce que tu pratiques un ou d’autres sports ?

Anaïs : Avant j’ai fait un peu de karaté et de la gymnastique. Je jouais aussi au basket avec ma sœur, puis un peu d’équitation. Maintenant je me consacre plus au foot.

Gaspard : Dans ta chambre à Migné, as-tu des posters de vedettes du sport, de la musique, voire du cinéma ?

Anaïs : Du sport, j’ai le logo du PSG, la photo de Pogba et le logo des 3 Cités. Sinon il y’a aussi des photos de mon chien.

Gaspard : Lorsque tu n’es pas au collège et au foot, que fais-tu d’habitude ? Quels sont tes loisirs préférés ? Devant l’écran plasma de télé ou les doigts toujours appuyés sur une console de jeu ? Sinon une petite balade au bord de l’Auxance avec un chien ou un chat, ou bien des rencontres avec des copines ?

Anaïs : Je me promène avec mon chien au bord de la rivière, parfois en compagnie de mon frère. Je n’ai pas trop de copines à Migné.

Gaspard : Vous avez perdu tout à l’heure contre St-Pantaleon à domicile. Qu’est-ce qui n’a pas marché dans votre équipe ?

Anaïs : Je pense qu’on était fatigué. Et beaucoup n’ont pas eu envie de jouer.  

Gaspard : Anaïs, notre entretien prend presque fin. Je te remercie une nouvelle fois d’être venue. J’ai eu du mal de te rencontrer pour cet entretien. La neige qu’on a connue cet hiver ne nous a pas aidés. Mais je suis heureux et fier de t’avoir interviewée et de te découvrir un peu plus. Je t’ai déjà vu jouer et t’entraîner. Ton état d’esprit et ta détermination me rassurent, pour croire et espérer que tu seras l’une des gardiennes de but que Poitiers 3 Cités attend. Tu as en ce moment certainement des faiblesses. Je suis assuré qu’avec les conseils de Simon Hérault et de Nadège Raboisson, tu parviendras à t’améliorer. Continues de bosser et de souffrir, car ce n’est qu’à ce prix que tu seras la meilleure. Pour ma part, tant que le temps me le permettra, qu’il fasse chaud ou froid, je ne manquerais pas de venir te voir jouer comme je l’ai déjà fait. Avant de nous séparer, aurais-tu des messages en direction de tes copines qui partagent la joie du foot avec toi, tes coachs d’hier et d’aujourd’hui, tes amis et ta famille ?

Anaïs : C’est une belle rencontre avec mes copines de foot que j’apprécie. Merci aux coachs que j’ai eus, surtout à Nadège pour toutes les coupes qu’on a gagnées. C’est une bonne coache. Merci à ma famille de m’encourager au foot et de venir me voir jouer. Je te remercie.

Gaspard : Anaïs, je ne sais quoi te dire d’autre. Je suis simplement heureux de t’avoir découvert encore plus. Je t’ai assez retenue après ce match perdu et je te laisse aller prendre ton goûter avec tes copines. A bientôt.

Interview réalisée le 12 Mai 2018

Gaspard NTSIKA

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