ECHOS DES STADES PETIT BOL D’OXYGENE CONTRE OYRE

2018-2019
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ECHOS DES STADES PETIT BOL D’OXYGENE CONTRE OYRE

Publié il y a 5 mois par

ECHOS DES STADES  PETIT BOL D’OXYGENE CONTRE OYRE

En recevant la réserve de Oyré/Dangé au stade Gaboreau ce dimanche, les Masculins 2 de Poitiers 3 Cités avaient intérêt de ménager leur monture. C’est fait, les hommes de Djelloul Houadji ont relevé le défi en remportant de bonne manière un match qui a eu l’allure de revanche. En outre, on se rappelle que leurs camarades de l’équipe 1 avaient perdu dans la boue et dans la nuit ce samedi 1er Décembre à Oyré. Placé dans les profondeurs du classement, cette victoire est venue à point donner un petit bol d’oxygène à Poitiers 3 Cités 2. En attendant d’autres éclaircies et des bouffées d’air.

         Pour ce match, Poitiers 3 Cités a compté sur les joueurs suivants : gardien (Ibrahima Traora), défenseurs (Hakim Boukoussa, Fouad Rabahi, Morad Amairia, Kivin Al Zihairi), milieu de terrain (Aras Chitou, Sekou Sylla, Victor Pillot), attaquants (Nasr Addine El Bouch, Tanouni Chaka, Oussama Boussaha), remplaçants (Ludovic Lanou, Almamy Bangoura, Abdelhak Saghi). Les U19 ont joué en lever de rideau un match perdu contre Le Tallud. De ce fait, il y’a eu un monde bigarré au stade Gaboreau. Le temps n’a pas été clément car bourrasque, grêle et fine pluie ont alternativement fait bon ménage. Cela n’a pas empêché le spectacle.

         Lorsque le match a commencé, les deux équipes se sont défiées, moyennant la prudence de part et d’autre. La première occasion a été poitevine, à la 12è minute par un coup franc dont le ballon a été dévié par le gardien adverse. Puis Oyré méfiant a réussi à prendre de l’ascendant. Principalement à la 21è minute, en marquant un but. L’arbitre aurait pu siffler un pied trop haut prolongeant le ballon au fond des filets et pouvant blesser Ibrahima Traora le portier poitevin. Sans vraiment moufter, les Poitevins sont partis à l’assaut afin de rattraper leur retard. Les occasions poitevines n’ont pas alors manqué. Comme à la 25è minute après le coup franc de Kivin Al Zihairi avec la reprise de Morad Amairia au ballon repoussée par le gardien adverse.

         A la 29è minute, des changements ont été effectués dans les rangs poitevins, dont la sortie de Fouad Rabahi sur blessure. Poitiers 3 Cités a dominé et porté quelques attaques incisives. Conséquence à la 33è minute, le tir canon de Victor Pillot a envoyé le ballon au fond des filets et remis les deux équipes à égalité. Si les Poitevins se sont réjouit de l’égalisation, Maman Mélanie a tout aussi eu raison d’être fière de son petit Victor le vecteur du but. Boostés par ce premier but, les Poitevins ont donné l’impression d’avoir mangé du lion. A la 39è minute, Poitiers 3 Cités a pris de l’avance : Nas El Bouch a marqué le 2è but poitevin après une passe lumineuse et altruiste de Tanouni Chaka. Pourtant le gardien adverse a repoussé le ballon, mais Nas l’a repris pour le mettre cette fois dans la nasse. A la grande satisfaction du frère Soufou ne sachant pas cacher la fierté familiale du clan des Chaka. Quant au père El Bouch présent en chair et en os, il a esquissé son sourire légendaire. Puis Poitiers 3 Cités a multiplié des occasions sans pouvoir marquer un autre but jusqu’à la mi-temps.

         A la reprise, Poitiers 3 Cités a entamé le match comme auparavant, très entreprenant. Oyré pris à la gorge a flairé le danger. En effet dès la 52è minute, Almamy Bangoura sur passe de Tanouni Chaka a ajouté une couche en envoyant le ballon au fond des filets, inscrivant alors le 3è but poitevin. Un changement a eu lieu côté poitevin à la minute d’après : sortie d’Oussama Boussaha et entrée de Victor Pillot. Trois minutes plus tard, le coach Djelloul Houadji a encore fait tourner son effectif : entrée d’Aras Chitou à la place de Sekou Sylla. Même si le jeu s’est quelque peu équilibré entre les deux équipes, Poitiers 3 Cités aura sans doute eu le plus d’occasions. Comme à la 77è minute où Tanouni Chaka aurait pu faire mal à Oyré, si lui-même n’avait pas été fauché à la sortie d’un slalom entre des jambes adverses. Le carton jaune écopé par «l’agresseur bleu» a amoindri les ardeurs d’Oyré/Dangé.

         Tanouni Chaka touché est sorti à la suite de la faute ; et Poitiers 3 Cités n’a pas cessé d’être pimpant. D’ailleurs les occasions poitevines ont été nombreuses. Par exemple à la 82è minute, Oussama Boussaha au bout d’une série de numéros ébranlant la défense adverse a raté l’occasion d’enfoncer le pieu pour s’être trompé de trou. A la minute suivante, c’est Morad Amairia qui n’a pas su faire l’addition en envoyant le ballon hors cadre. A force des occasions poitevines ratées qui auraient pu plier le match, c’est Oyré qui a fini de reprendre du poil de la bête. Les Poitevins ont en effet eu la surprise d’encaisser un but sur penalty à la 89è minute. Sur une faute discutable du Capitaine Morad Amairia, Ibrahima Traora a été pris à contre-pied et n’a pu réaliser l’exploit demandé avec clameur par le public poitevin.

         Les joueurs de Dangé-St Romain et Oyré ont alors cru que tout était possible, au moins arracher le match nul. Mais c’était s’y méconnaître des Poitevins défendant bec et ongles leur petite avance. C’est que Kivin Al Zihairi et les siens de la défense ont dressé une muraille devant la cage d’Ibrahima Traora. Mais pas que cela, car pour faire couler quelques miettes de secondes, les Poitevins ont été prêts à tout subterfuge. Victor Pillot a ainsi fait les frais en écopant d’une «biscotte» à la 90è minute, pour avoir empêché le gardien adverse de vite relancer. A la grande joie des Poitevins, la fin du match a été sifflée peu de minutes après.

         C’est une victoire qui fait du bien à une équipe longtemps engluée dans les profondeurs du classement de cette poule de D3. Pour autant, l’avenir serait incertain si la participation aux entraînements restait illusoire. On espère que la dynamique de cette victoire et le petit repas partagé au Local sauront donner des idées nouvelles à ceux qui croient que le foot n’est pas que «consommation». L’esprit compétitif et la convivialité doivent aussi s’ancrer dans les têtes.

28 Janvier 2019

Gaspard NTSIKA


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