ECHOS DES STADES  FIN DE L’AVENTURE FEDERALE

Sitôt entrées et vite sorties de la phase fédérale en Coupe de France Féminine, les Poitevines de Poitiers 3 Cités n’auront pas à rougir. Ce dimanche 24 Novembre, elles ont accueilli La Roche/Yon évoluant en D2 fédérale et ont perdu par 1 but à 0. Un petit score qui indique que les deux formations ont presque fait jeu égal. Mais la chance a été vendéenne, et l’amertume poitevine. Il ne reste pas moins vrai que ce match a été un test pour les féminines de Poitiers 3 Cités. Sophie Cornilleau la coache poitevine a aligné l’équipe suivante : gardienne (Karen Lhommedet), défenseures (Margaux Gérard, Justine Cugul, Astrid Audoux, Adeline Baronnet), milieu de terrain (Cyndie Ballu, Célie Gauthier, Justine Deschamps), attaquantes (Justine Baucher, Imane Ettayb, Orane Croizard), remplaçantes (Juliette Belsoeur, Vanessa Majo, Carine Prévost, Nadège Raboisson). Pour un tel match de prestige, il y’a eu un beau monde au stade Gaboreau. Comme lors de la fête au village, l’animation n’a pas été en reste. Les garçons n’ayant pas joué là-haut au Clos Gaultier et aigris de n’avoir pas corrigé Verrières ont gonflé l’effectif des supporters poitevins. Avec le temps clément et le terrain pas mauvais, tous les ingrédients ont été là pour offrir du beau spectacle. Les filles de l’école de foot ont accompagné les joueuses sur le terrain. S’en est suivi un protocole politico-sportif. Le tout sous fond musical. Après le coup de sifflet d’Isabelle Touret l’arbitre, le match a commencé de plein droit. Les deux équipes ont alors commencé à se défier. Décomplexées, les Poitevines ont eu tôt quelques occasions. En outre vers la 10è minute, Poitiers 3 Cités a eu l’opportunité d’ouvrir le score lorsqu’Orane Croizard s’est présentée face à face avec la gardienne vendéenne. Mais elle a choisi de passer le ballon vers Justine Deschamps, au lieu de conclure elle-même. Puis à la 15è minute, le centre d’Imane Ettayb se terminant en sortie de but aurait mérité meilleur sort. Ensuite à la 20è minute, Adeline Baronnet a obtenu un coup franc intéressant ; mais la gardienne adverse a tranquillement capté le ballon. Dans la foulée suivant le coup franc poitevin, la n°11 vendéenne a reçu le ballon en profondeur et est partie vers les buts de Karen Lhommedet. Il a fallu un tacle vigoureux et propre de Margaux Gérard pour stopper la progression de l’attaquante adverse. A la 25è minute, Adeline Baronnet célébrissime pour sa force de frappe a eu une occasion de se réhabiliter par un autre coup franc. Malheureusement, le ballon est passé au-dessus de la cage vendéenne. La Roche/Yon passant à la vitesse supérieure a accéléré le jeu. A la 28è minute, il faudra une Karen Lhommedet des grands jours pour contrer une occasion vendéenne. Et deux minutes plus tard, les Poitevines se sont de nouveau fait une grosse frayeur. C’est l’abnégation de Célie Gauthier repoussant à deux fois le ballon sur la ligne de but qui a évité le malheur. Pendant plusieurs minutes, les Vendéennes se sont montrées pressantes, sans trouver de faille. Vaille que vaille, les Poitevines ont contenu la furia des Vendéennes déchaînées. La mi-temps est intervenue au score vierge, sans but. A l’entracte, les djembés n’ont pas cessé d’inonder le stade de leur plein de décibels. Lorsque le match a repris, La Roche/Yon a continué dans son élan de la première mi-temps, malmenant les Poitevines bien recroquevillées dans leur camp. Peu de minutes après la reprise, les Vendéennes ont ouvert le score. Karen Lhommedet a plongé et capté le ballon ; mais elle l’a relâché, laissant une attaquante vendéenne bien opportuniste glisser le ballon au fond des filets. Poitiers 3 Cités a tenté de relever la tête. On aura alors vu les accélérations des attaquantes poitevines dont Orane Croizard, Justine Baucher et Imane Ettayb. Pendant que Cyndie Ballu, Justine Cugul et Célie Gauthier entre autres, n’ont pas été en reste dans la construction du jeu poitevin, alimentant bien en ballons leur attaque. Peu avant l’heure de jeu, Imane Ettayb déjà avertie a été remplacée par Juliette Belsoeur. Poitiers 3 Cités a couru derrière l’égalisation et a eu les moyens de le faire. En outre encouragées par le public, les Poitevines déchaînées ont constamment envahi le camp vendéen. Leur jeu a été propre, avec au maximum deux touches de balle et des passes précises privant souvent les Vendéennes du ballon. A la 70è minute, Orane Croizard ayant effacé des défenseures adverses de ses dribbles endiablés s’est présentée devant la gardienne yonnaise. Son ballon pourtant bien frappé a été captée par la gardienne adverse. A ce moment de domination poitevine, les Vendéennes n’ayant pas abandonné l’idée de se mettre à l’abri par un second but ont fini par reprendre le jeu à leur compte. Mais c’était sans compter sur la ténacité d’Adeline Baronnet et ses copines de la défense évitant toute intrusion dans la cage de Karen Lhommedet. En retard d’un but, les Poitevines ont accéléré la cadence du jeu vers la 80è minute. A un tel rythme, on s’était demandé quelle équipe parmi les deux jouait en national. Encouragées par le public acquis à la cause, les Poitevines ont continué de pilonner le camp vendéen. Elles se sont surpassé les Poitevines. Même la crampe de Justine Cugul n’aura posé aucun frein à la détermination poitevine. On a cru l’égalisation proche, tellement que les Poitevines ont été patronnes sur leur propre terrain. Mais les occasions se sont terminées en queues-de-poisson, réduisant en peau de chagrin les efforts fournis. Comme cette occasion ultime à la 91è minute, lorsqu’Orane Croizard s’est présentée une nouvelle fois devant la gardienne vendéenne. Sa frappe a été trop croisée et le ballon est passé de peu au ras du poteau. Au grand regret des spectateurs se prenant les deux mains sur la tête. Cette occasion aura été celle de la dernière chance permettant les prolongations. Aux dernières secondes du match, on a cru que la malédiction était du côté poitevin et la chance dans le camp vendéen. Faute de penser que la maladresse fait aussi partie du jeu au football. La fin du match a été sifflée au score d’un but à zéro, avec la joie contenue des Vendéennes de D2 national ayant frôlé la correction au stade Gaboreau. Pour Poitiers 3 Cités, le rideau est tombé concernant cette Coupe de France Féminine. Il n’empêche que ce match contre une formation de division supérieure aura permis de mesurer la progression du groupe féminin. Les filles en feront sans doute une référence dans la poursuite de la saison. Dans la fantasmagorie poitevine, on avait souhaité que Poitiers 3 Cités reçoive au prochain tour le PSG, L’OL ou les Girondines de Bordeaux à la Pépinière. Ce n’est que partie remise pour la prochaine saison. En tous cas, bravo aux filles pour leur prestation et pour avoir offert un tel spectacle sportif. Merci aux supporters, bénévoles et partenaires venus encourager les joueuses et promouvoir le football féminin. 

25 Novembre 2019 

 Gwenaël CHAIGNEAU 

 Gaspard NTSIKA 


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